Au revoir François et Merci !

Vendredi matin, notre parrain et ami François Ginet s’en est allé rejoindre nos étoiles.

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François je l’ai rencontré il y a neuf ans au bord de la piste des Evaux. De partenaire d’entraînement, nous sommes rapidement devenus amis. Courir...Ensemble n’en est qu’à ses balbutiements, je débute ma préparation pour le marathon de New-York mais déjà il est enthousiaste et me motive à créer cette association qui n’existe que dans ma tête.

De séances d’entraînement en compétitions, chaque fois que je me décourage François est là et croit en mes capacités à boucler ce premier marathon.

Quelques mois après mon retour de New-York la maladie va le surprendre et c’est ensemble que nous partageons le dernier entraînement avant son opération. Il pleut à torrent mais avant de reprendre nos voitures, une promesse, le marathon de Londres si tout se passe bien le lendemain.

2008, le rendez-vous sera manqué mais en 2009 alors que la maladie poursuit son inlassable route, nous nous retrouvons au départ de cette course mythique, sa préférée. Bien sûr il n’est plus question de performance, de chronomètre mais d’un joli pied de nez au cancer. Ensemble nous ferons en marchant la moitié du parcours et je garde ce souvenir comme l’une de mes plus belles course. Sa chère Marie-Lise nous attend, inquiète, mais tout se passe bien et c’est avec sa puce coincée dans ma basket gauche que je termine ce marathon. Impensable qu’il ne soit pas classé avec moi.

Depuis quelques années déjà je partage le quotidien de François puisqu’il m’a proposé de devenir son assistante et c’est dans notre petit bureau de Frontenex que je vais apprendre les fondamentaux du consulting et de la vente d’entreprise.

Employeur exigeant mais sachant tirer le meilleur de chacun de ses collaborateurs j’ai appris avec François le sens des mots, fidélité, amitié, motivation, force et courage.

Petit à petit la maladie a progressé sournoisement mais jamais François n’a baissé les bras, puisant dans l’amour immense de son épouse et de ses enfants, la force de rester debout face à cet adversaire qui ne lui a laissé aucune chance et bien peu de répit.

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Aujourd’hui je pleure mon ami et surtout quelqu’un qui a toujours cru en moi, en mes projets parfois un peu fous, qui m’a encouragée, soutenue, qui m’a relevée lorsque j’étais à terre et Courir...Ensemble lui doit beaucoup.

François, nous en avons souvent parlé, tu as rejoint mes petites étoiles et je sais que tu veilleras sur ma route mais le vide que tu laisses est immense et ma seule consolation est de savoir que tu as remis ton short de course d’un autre âge, ton t-shirt jaune et que tu gambades là-haut, libre et soulagé des douleurs terrestres.

Bonne route !



Carole