New-York 2006, jour J

Dimanche 5 novembre, réveil à 5 heures, personne n’a bien dormi mais je suis contente que ce jour que j’attends depuis plus de dix-huit mois soit enfin là.
La tension nerveuse et la pression ont été maximum ces derniers jours et j’ai vraiment hâte de vivre moi aussi la grande aventure.

Toutes mes affaires sont prêtes, j’y ai passé beaucoup de temps hier, le dossard est attaché, la puce solidement fixée, notre prénom inscrit sur nos t-shirts, nos habits soigneusement choisis, nos gels, nos gateauxsport pour le petit déjeuner, notre gourde, tous les petits détails auxquels nous avons réfléchi ces derniers mois et qui vont se révéler tellement important durant la course.
Personne n’oublie la crème sur les pieds et la vaseline sur les zones de frottement.

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Un dernier câlin à la peluche fétiche de Tiffany que sa maman m’a confié et il faut se mettre en route.

Je me sens relativement bien, raisonnablement stressée.

A ce moment là, je redoute le froid. J’ai perdu beaucoup de poids ces derniers mois et je suis devenue frileuse.

Nous nous retrouvons tous dans le hall de l’hôtel, il fait nuit dehors et l’ambiance est plutôt calme, pas de grands cris mais de la concentration.
Il n’y a que Georges qui plaisante.

A 6 heures, départ des cars devant l’hôtel et environ une heure de route durant laquelle nous pouvons admirer le jour qui se lève et le soleil qui pointe.
Il fera beau mais froid, comme la météo l’avait annoncé.
La température au départ sera de 6 degrés.

J’ai lu tout plein de textes dans lesquels les marathoniens racontaient l’attente interminable dans les cars, mais pour nous tout se passe tranquillement. Nous approchons du pont Verazano. Il est majestueux et vraiment impressionnant.

Nous arrivons dans un quartier de banlieue et nous trouvons rapidement la zone orange où nous attendrons le départ.

Les coureurs sont répartis en trois couleurs bleu, vert et orange.
J’ai un dossard bleu, Georges un orange et les autres un vert.
Néanmoins le règlement est assez souple, si un groupe veut courir ensemble, il lui suffit de prendre le départ dans la couleur du numéro de dossard le plus élevé.
C’est Georges qui a le plus grand numéro et nous nous retrouvons donc dans la zone orange.

Divers stands sont installés et nous pouvons nous réchauffer avec une boisson chaude.

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Nous prenons place sur un trottoir pour y déguster nos gâteaux que nous avons amené de Genève et qui constituerons notre petit déjeuner.

Je dois avouer que je n’ai pas très faim mais la vigilance de mes compagnons de course m’oblige à me forcer et je termine mes deux tranches avec peine.

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Georges, lui, a préparé des mixtures aux couleurs vives et nous explique tous ces mélanges.

Assise sur un trottoir de la banlieue new-yorkaise avec ce pont majestueux sur ma gauche, j’ai de la peine à réaliser que dans quelques minutes le départ du marathon sera donné.

Je prends le temps de faire quelques photos car, pour nous protéger du froid, nous avons revêtu des habits usagés que nous garderons jusqu’au départ et que nous laisserons sur place. Ils seront ensuite distribués par les œuvres sociales New-Yorkaises.

C’est vrai que nous avons des allures plutôt rigolotes. Vanessa ressemble à une petite grenouille avec son training vert, Isabelle a joué les superpositions de couleurs, Marie-France s’est acheté un grand pull New-York et moi j’ai des tâches de peinture partout, souvenir du temps où je décorais la Médecine A1.

Le temps passe tranquillement, Georges détend l’atmosphère avec quelques blagues mais nous sommes quand même déjà concentrés.

A ce moment là, je commence à réaliser que la course, le moment pour lequel j’ai tant travaillé depuis tant de mois approche.

Bizarrement, je suis concentrée mais toujours calme, la présence rassurante de Vanessa et d’Olivier à mes côtés n’y est pas étrangère.

Lentement, nous allons mettre nos sacs dans les camions prévus à cet effet. Nous les retrouverons une fois la ligne d’arrivée franchie.


Le départ

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On nous avait annoncé l’armée pour nous mettre dans les sas de départ mais rien de tout cela, simplement les gens qui se dirigent lentement vers leurs blocs de départ après un dernier passage aux toilettes.

Ayant annoncé un temps de course modeste, nous sommes placés vers l’arrière de la couleur orange et nous nous rendrons vite compte que les coureurs qui nous entourent sont plus lents que nous.
J’ai calculé que nous avons dépassé à peu près 14’000 coureurs durant les 42,195km et jamais sur tout le parcours je ne trouverai des gens qui avancent à la même vitesse que moi.

Cette situation désavantagera beaucoup Isabelle sur son premier semi-marathon.

Néanmoins, nous vivons un départ très tranquille, très différent de l’Escalade par exemple.

Lentement, nous approchons du pont et, tout à coup, retenti le coup de canon du départ.
Nous n’aurons pas vécu ni l’hymne américain, ni le discours mais cela n’a pas grande importance comparé à l’incroyable détente que je ressens à ce moment là et qui m’accompagnera durant de nombreux miles.

Il nous faudra attendre environ 7 minutes pour franchir la ligne de départ, la route est encombrée de tous les habits laissés par terre par les coureurs.

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Nous sommes maintenant sur le pont, on peut voir les bateaux-pompes qui nous saluent avec leurs jets d’eau, ça y est, le marathon a débuté et j’ai encore de la peine à me dire cette fois il va falloir y aller durant 42,195km.

Olivier a décidé de m’accompagner durant toute la course et sa présence me permet de ne m’occuper que de mes sensations et du paysage grandiose, m’offrant ainsi des conditions de course idéales.

Nous pouvons tout de suite courir, un peu plus lentement que prévu mais déjà, je sens que tout va bien, les sensations sont excellentes et je commence tout de suite à remonter les coureurs qui me précèdent.
Dès les premiers miles nous avons du retard sur les temps prévus mais il ne faut pas s’exciter et vouloir le rattraper trop rapidement. Il me faut plus de 4 miles (6.5km) pour revenir dans les temps fixés, les dépassements ne favorisent pas la stabilisation du rythme de course, nous ne faisons qu’accélérer et ralentir.
Olivier ne le montre pas, mais, à ce moment il est inquiet, il sait que ces zig-zag et ces changements de rythme vont coûter cher à la fin, mais je semble être dans un bon jour, Olivier le voit sur moi, dans mon relâchement, mon attitude générale et ma concentration.

Après la traversée du pont Verazano, nous entrons dans Brooklyn et les premiers spectateurs sont là, nous encouragent, certains ont préparé des oranges, de l’eau, les pompiers sont installés sur leurs échelles, les pancartes multicolores sont agitées dans tous les sens.

Jusqu’au 8ème miles, les trois pelotons sont encore séparés et empruntent des chemins différents.
Je continue à remonter les coureurs et je reste très concentrée afin d’éviter la chute.

Les premiers ravitaillements me permettent de me rendre compte que je dois rester très vigilante. Il y a des tables des deux côtés de la route et les coureurs changent de direction tout d’un coup au milieu des gobelets vides et des flaques d’eau qui encombrent la rue.

Je me ravitaille régulièrement avec mes gels et de l’eau, rien d’autre que des produits que j’ai testé à Genève.
Je prends quand même le temps de choisir les parfums dont j’ai envie et quand je mets les mains dans mes poches, je sens les photos de ceux qui me sont chers et que j’ai voulu emmener avec moi.

Petit à petit, les miles défilent. Après avoir couru avec Isabelle et Vanessa, elles vont accélérer et je ne les reverrais plus.

Plusieurs fois, Olivier tente de me freiner.....j’essaie de le faire, mais ça ne dure que quelques hectomètres, je reprends toujours un rythme plus élevé.
Au 10ème kilomètre je suis en avance sur le temps prévu, environ 1 minute mais exactement dans le rythme de 4 heures.

Au 8ème miles, les trois pelotons se rejoignent et nous forcent à ralentir un peu.
Nous empruntons la rue Lafayette qui monte sérieusement mais la foule y est dense et nous encourage chaleureusement.

Nous avons passé le quartier juif où le silence contraste avec les encouragements du départ. Seuls les enfants tapent dans leurs mains.

Nous croisons des athlètes handicapés partis deux heures avant nous, amputés, aveugles, en chaise roulante. Je leur crie quelques mots et me sens bien modeste par rapport à eux.
A la place de la course de Lance Armstrong j’aurais vraiment aimé que la presse s’intéresse à ces coureurs au courage immense, ce sont eux les héros.

Mi-course et la première avenue

Nous approchons de la mi-course et je n’arrive pas à me dire que j’ai déjà 21 kilomètres dans les jambes.
Les sensations sont excellentes, Olivier me force à ralentir un peu car il sait que le plus dur est à venir.

Le passage au semi-marathon est à l’entrée du pont Pulaski et plusieurs coureurs escaladent les barrières pour prendre des photos de la vue magnifique sur Manhattan.

Je passe avec 10 secondes de retard sur mon meilleur temps de Jussy. Cela me semble complètement irréel tant le parcours New-Yorkais est exigeant avec des rues montantes et en mauvais état.

Mais je continue sur ma lancée et je fais confiance à Olivier d’autant plus que mon Polar vient de se bloquer, je n’ai plus de temps de repère.

Sur le bord de la route, nous avons convenu d’un rendez-vous juste avant le 15ème miles avec René et Michelle. C’est bon de voir des visages connus.

Au 15ème miles, nous rentrons sous le Queensboro bridge, un gigantesque pont tout en ferraille long de près de 2 kilomètres, interminable.
Au milieu, nous sommes dans l’obscurité quasi totale mais je continue à dépasser un peu inconsciemment je l’avoue.
Dans les derniers mètres du pont, on commence à entendre un gros bruit de fond, une clameur qui enfle et, après une petite descente (si,si, il y en a une ) et un virage à 90 degrés, c’est le choc, la Première Avenue et son public incroyable. Des centaines de milliers de spectateurs qui crient, hurlent, chantent et devant moi, une immense ligne droite de plus de 6 kilomètres envahie de coureurs. On a même de la peine à en voir le bout.
Des petits points de toutes les couleurs qui sautent.
C’est un instant très spécial qui me coupe un peu les jambes, c’est presque trop d’émotions d’un coup et puis on a déjà 16 miles, soit 26 kilomètres dans les jambes.

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La première avenue étant très large, c’est moins difficile de doubler mais je prends une magistrale baffe d’un coureur qui marche au milieu de la route et se détend les bras.
On voit pour la première fois des gens qui marchent et pourtant il reste encore 15 kilomètres.
Les ravitaillements sont toujours aussi acrobatiques et je rencontre même un énorme tas de gobelets qu’un balayeur essaie de rassembler au beau milieu de la route.
Heureusement que je suis très attentive car le temps de réaction était court.


30ème kilomètre

Plus on approche du 30ème kilomètre, plus je commence à angoisser. J’ai tellement lu de choses abominables sur ce fameux « mur » du 30ème que je m’attends à toutes sortes de douleurs.
Mais je passe, toujours emmenée par les spectateurs et à part quelques tiraillements dans les jambes, tout va bien.

Interminable cette première avenue, toute en faux-plat montant, je n’en vois pas le bout.

Arrivée au 34ème kilomètre, Olivier me dit : Tu n’as pas connu le mur au 30ème, il ne viendra plus. Ta préparation t’a amené jusque là, maintenant ça se passera dans ta tête, ton cœur et tes tripes.

Oups, je commence à réaliser que jamais je n’ai connu ces distances là, que je suis dans l’inconnu et, comme par hasard, mes jambes me tirent de plus en plus.
Pourtant mes temps sont bons, je coure 8’45’’ et 9’10’’ par miles alors que le rythme prévu est de 9’20’’, notre avance sur 4 heures monte jusqu’à 2 minutes au 18ème miles.
J’étais partie pour un temps entre 4h06 et 4h15 mais je sais que mon excellent premier semi me permet d’espérer mieux, encore faut-il pouvoir maintenir le rythme.

Nous arrivons enfin en haut de la première avenue, dans le Bronx qui ne ressemble plus guère à une banlieue mal famée.
Il faut encore passer le pont Willis, tapissé de tapis pour nous éviter de courir sur la grille en fer, ça grimpe.
Entre le 19ème et le 21ème miles, à cause de l’enchaînement des ponts qui montent, nous reperdons 1’30’’ par rapport au temps de 4 heures, si bien qu’au 34ème kilomètre, il reste 30’’ d’avance.

En plus de mes jambes, ce sont maintenant mes hanches qui me font souffrir et Olivier m’averti que je ralenti, nous sommes au 22ème miles, je n’ai plus que 12 secondes d’avance.

A ce moment, je sais que la fin va être éprouvante mais je n’imagine pas encore à quel point.

Nous traversons Harlem, Olivier me demande d’accélérer. Ma tête dit non mais bizarrement mes jambes obéissent.

J’essaie de ne pas me laisser envahir par la douleur, je coupe mon corps en deux, le bas qui n’est qu’un bloc de douleur et le haut qui ne va ma fois pas trop mal.

Central Park

Nous remontons Central Park, sur la 5ème Avenue, 23ème miles, la montée me fait du mal, je n’ai plus qu’une seconde d’avance.
A ce moment là, tout entraîneur sait que c’est fini, que je ne parviendrai pas à sauver les 4 heures alors Olivier se met à me parler de plus en plus afin que je ne me laisse pas envahir par mes douleurs et que je ralentisse le moins possible. Son but : que je perde le moins de temps jusqu’au dernier kilomètre de manière à ce que je parvienne à récupérer quelques secondes grâce à l’énergie des derniers hectomètres.
J’ai tellement mal que je me dis que cette barre des 4 heures ne représente rien, j’ai envie de lâcher, de terminer au ralenti, arrêter cette douleur qui devient intenable et, en même temps que je me dis tout ça, je continue à avancer.
23ème miles, ça veut dire 5 kilomètres ou encore 30 minutes de course, plus le temps passe, plus les douleurs sont vives et plus le risque que je ralentisse est présent.

Les miles ne défilent plus, j’ai l’impression que les panneaux ont été enlevés et ça monte toujours.

Nous passons le 24ème miles, j’ai mal et je me bats toujours avec le chrono.
La petite descente dans Central Park me permet de me relancer légèrement et de limiter les dégâts. J’ai encore 10 secondes de retard.
Olivier sait qu’à tout instant je peux craquer alors il me parle de plus en plus fort avec de plus en plus de passion pour que je reste accrochée à ce rythme de foulée.

Dans Central Park, ça monte encore et je me dis que la ligne d’arrivée ne doit pas être loin mais non, nous ne sommes qu’au 25ème miles, à cet instant, je veux m’arrêter. J’ai 12 secondes de retard, Olivier ne me le dit pas car certainement qu’à ce moment là ce déficit me semblerait insurmontable.

Je n’ai donc aucune idée de mon temps mais il faut que ça cesse.

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Nous sortons de Central Park pour en longer le sud, encore une ligne droite qui monte, je n’en peux plus, mais là, il va se passer quelque chose de magique avec le public.
J’ai inscrit mon prénom sur mon t-shirt et je me trouve tout contre la barrière, près de la foule.
Les coureurs qui m’entourent ont, pour la plupart dépassé les 4 heures et terminent leur marathon tranquillement.
Mais le public doit sentir que je me bats et que je vais mal, que je cherche à accélérer car je vais être portée par leurs encouragements tout le long de cette ligne droite.
Des cris à l’américaine qui me donnent chaque fois la force de faire un pas de plus.
Aujourd’hui, je les entends encore lorsque je repense à ce moment fort.

Olivier sent que je suis à la limite, il va, lui aussi trouver les mots justes.


L’arrivée

Nous arrivons aux 800 mètres, sa discipline, pas question de lâcher sur sa distance mais ces deux tours de pistes me semblent irréalisables d’autant plus que je sais que l’arrivée est en montée.
Malgré tout, je rattrape un peu de mon retard, plus que 7 secondes.

Jusqu’au bout, je vais tenir, je cours les yeux fermés, guidée par Olivier, je m’accroche aux dernières forces qui me restent, juste mettre un pied devant l’autre et enfin cette finish line, tant de fois rêvée, tant de fois espérée.....

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Je n’ai aucune idée de mon temps, juste réussir à tenir debout immobile durant de longues minutes.

Et puis le temps : 3 heures 59 minutes 22 secondes.

Inespéré, incroyable, la course de ma vie.

Alors là, l’émotion peut monter, les larmes qui coulent, les bravos des bénévoles, la médaille que l’on vous passe autour du coup, la couverture qui réchauffe.

Et déjà la certitude d’avoir vécu un moment inoubliable, d’une force immense et aujourd’hui, dix jours après, j’ai encore beaucoup de peine à mettre les mots justes sur cette aventure. Je manque de recul, les émotions sont encore très fortes.

Par contre, ce que je sais c’est que jamais je n’ai couru seule.

Bien sûr Olivier m’a magnifiquement accompagné en créant autour de moi des conditions de course idéales et je sais que sans lui, jamais je n’aurais réalisé ce temps mais je sais aussi que cette force, ce dépassement de soi, cette « rage » qui m’a fait avancer et tenir c’est mon passé, mon histoire de vie et toute la famille de Courir Ensemble qui me les ont offert.

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Chacun de vos messages, de vos encouragements durant cette longue année d’entraînement m’ont aidé à avancer dans cette préparation exigeante mais combien efficace.

L’amitié de mes compagnons de route, Vanessa, Isabelle, Marie-France et Georges, René qui, malgré sa blessure nous a accompagné, Michelle et ses mains magiques qui ont massé nos jambes douloureuses et Olivier dont la patience et les qualités d’écoute ont calmé mes peurs et m’ont fait progresser.

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Tout le soutien que j’ai trouvé chez PerForm de la part de tous les coureurs bien plus brillants que moi et des coachs m’ont aidé à me surpasser chaque semaine.

Mais cette course c’est avant tout à toutes les rencontres que j’ai faites en Pédiatrie et à ma famille que je voudrais la dédier.

A ma chère Tiffany dont le souvenir lumineux restera à jamais dans mon cœur,
A Seb, pour tout ce qu’il m’a apporté,
A Nano, tendre amie pour Morgane,
A ma princesse Catia, si courageuse,
A tous les enfants, les adolescents et les familles dont j’ai croisé la route.

Courir.....Ensemble va continuer à améliorer le quotidien des enfants hospitalisés, je sais que je peux compter sur chacun des membres de cette famille qui grandit chaque jour.

Mon marathon a donné des idées à d’autres coureurs et mon vœu le plus cher est qu’en 2007, beaucoup de sportifs se dépassent pour les enfants malades sous les couleurs de Courir.....Ensemble car le moins que l’on puisse faire pour eux qui se battent avec un courage et une force immense c’est de leur offrir des moments de plaisir et de joie.

MERCI A TOUS



Carole